076 – Silvana Furger & Geneviève Sandoz | Expo du 18 juin au 3 juillet 2022

Silvana Furger

Pourquoi la pierre ? J’aime le paradoxe entre la légèreté de l’intention et la densité de la pierre, entre le  mouvement du geste et l’inertie de la matière, entre l’émotion que suscite la création et la froideur de la pierre. Pierre vivante qui m’anime et que j’aspire à faire vivre davantage.

Mon travail je le ressens comme une célébration de la vie. La pierre m’offre une promesse de beauté dont je deviens l’artisan. Je recherche une forme de simplicité et de dépouillement pour atteindre plus d’intensité.

J’approche la matière librement, me laissant inspirer par les formes qui apparaissent peu à peu. Ou alors j’élabore un projet que je modèle à l’avance et que je reproduis ensuite. Les deux démarches sont complémentaires, l’une ouverte et parfois déstabilisante, l’autre plus réfléchie et plus structurée. Quelle que soit la démarche, j’aime vivre la lente mise en forme de la matière : dégrossir, chasser, tailler, ciseler, poncer… le temps s’efface, le présent devient infini.

 

Geneviève Sandoz

En janvier 2020, un mois après avoir pris ma retraite, j’ai un accident qui va nécessiter des mois d’hospitalisation et plusieurs interventions chirurgicales en pleine pandémie du coronavirus.

C’est pendant cette période de confinements, d’immobilité  et de temps qui s’étire sans fin que je me mets, d’abord sur l’écran de mon smartphone, puis sur celui plus confortable d’une tablette, à modifier des photos, les colorer, y ajouter des dessins, des collages numériques . Je compose des mises en scène qui traduisent dans un premier temps mon expérience particulière du monde hospitalier, de ma mobilité très réduite , et d’un corps que je ne reconnais pas. En occupant ma tête et mon temps, elles me permettent d’apprivoiser le choc de cette identité  éclatée brutalement, et peu à peu de prendre un certain recul en ajoutant dans ces créations numériques des éléments décalés,  des rêveries,  un certain humour.

Par la suite, les  sujets de mes collages numériques s’éloignent du thème de l’accident et s’élargissent à d’autres horizons.

 

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